dimanche 26 février 2012

Le message de Tiken Jah

Assister à un spectacle de Tiken Jah Fakoly est un must. Entouré de ses solides fidèles musiciens et choristes, il se dégage une chaleur humaine et un respect indéniable tout autant autour de lui et qu'à travers la foule qui se trouve dans la salle. Son charisme, sa grandeur d'âme et sa présence sur scène y sont certainement pour beaucoup, mais je crois que c'est surtout le message qu'il livre à travers ses chansons reggae africain envoutantes qui nous conquis d'avantage.
Son message est simple, clair: la liberté d'un peuple commence d'abord et avant tout par la prise en charge individuelle de chaque personne formant une société.  Il prône ce discours dans chacune de ses chansons en parlant de son pays, l'Afrique, ce pays qu'il aime plus que tout.  Abordant des thèmes comme l'éducation et la famille, en dénonçant le contrôle, l'argent, la corruption, l'excision.  Il apporte l'espoir et la persévérance à son peuple et à tous ses fidèles fans  Dans une sincérité et une vérité absolue, généreusement et en toute humilité.
Je me suis demandé au cours de cette soirée quel est l'impact de Tiken Jah et de ses chansons au sein de son peuple, si beaucoup d'africains ou d'ivoiriens s'identifient à ses chansons, à sa fierté et passion africaine. À son envie d'une société libre et meilleure. Est-ce que cette fierté africaine influence ce peuple à se battre pour leur liberté? Et quelle réaction Tiken Jah provoque-t-il chez les québécois?  Du respect, de l'admiration face à son courage de dénoncer, de clamer haut et fort le droit à la liberté, à l'émancipation d'une société.
On trouve ça noble quand l'artiste vient de l'extérieur de notre pays. On est mal à l'aise quand ça se passe ici au sein de notre communauté. Les Loco Locass, les Cowboys Fringants, on les aime sur disque, à l'intérieur de nos 4 murs à écouter leurs paroles seul avec soi-même, à s'identifier à elles, à les connaître par coeur.  Mais on ne les adule qu'une fois par année, lorsque la fièvre patriotique nous prend le 24 juin.  Pourtant ces artistes revendiquent le même message (qu'il soit politisé ou non, qu'il soit indépendantiste ou fédéraliste): la liberté du peuple québécois à s'affirmer et à se prendre en mains devant les décisions de nos dirigeants. À prendre cette place qui nous appartient et tout faire pour la garder. Cette identité québécoise est bien ancrée en nous depuis toujours. Tout faire pour conserver ses acquis et affirmer haut et fort qui nous sommes et ce que nous n'acceptons pas dans notre société demeure une grande lacune chez les québécois. Je rêve d'un Tiken Jah bien québécois de souche qui marchera un jour sur notre scène culturelle et donnera envie à des millions de québécois non pas de se séparer du reste du Canada, mais de garder et préserver cette unique richesse culturelle et identitaire que nous partageons. Je rêve d'entendre Il faut se lever version québécoise, parce que Plus rien de m'étonne et tout ça parce qu'On a tout compris.



Appréciation:  4 étoiles

dimanche 12 février 2012

Mais qu'est-ce qu'ils nous font ces grands disparus?

R.I.P. Whitney Houston (1963-2012)
Vous souvenez-vous où vous étiez, quel âge vous aviez ou ce que vous faisiez lorsque vous avez appris la mort d'Elvis? À quoi associez-vous l'annonce du décès de Kurt Cobain? Qu'est-ce que la mort de Michael Jackson a provoqué en vous? Au lendemain de la mort de Whitney Houston, je me pose la question à savoir pourquoi ces décès marquent-ils autant nos vies. Ce n'est pas seulement la perte d'une idole ou d'un artiste que nous apprécions énormément qui provoque cette tristesse ou ce sentiment de perte en nous. Après tout, ces êtres-là ne font tout de même pas partie de nos familles, mais ils font certainement partie de notre vie en général. Parce qu'il nous ont procuré des émotions, des moments de bonheur, parce que nous les avons admirés pour leur talent, leurs exploits ou tout simplement pour la personne qu'ils étaient. Même si je n'ai jamais admiré la diva au cours de sa carrière, son décès me chagrine quand même un peu. Du fait que sa vie personnelle a été mise à nu tout au long de sa carrière, qu'elle a quand même atteint le sommet de son art au cours de sa courte vie (courte, oui parce que mourir à 48 ans, c'est foutrement jeune), qu'elle laisse un héritage artistique et personnel derrière elle. Et c'est cet héritage qui nous affecte. Nous connaissions tous ses problèmes de consommation, nous avons tous été témoins de la dégringolade de sa carrière. Son histoire nous touche. On se dit: "c'est bien triste de finir sa vie ainsi". Parce que la mort des autres nous ramène systématiquement à notre propre vie. Elle fait partie intégrante de celle-ci, inévitablement. Et on se refuse de cesser d'exister. Parce qu'il fait partie de l'être humain de goûter à la vie pleinement et ne pas désirer qu'un jour ça se termine. La perte de certains de ces artistes nous touche plus que d'autres. Je me rappelle du décès de Dédé Fortin par exemple. Je me rappelle d'avoir pleuré la perte d'un grand artiste certes, mais d'avantage d'un être humain extraordinaire d'abord et avant tout et d'une grande sensibilité qui rejoignait la mienne. J'ai également été grandement affectée par la mort de George Harrison, de Stevie Ray Vaughan et de John Lennon. Parce que ces personnes m'ont apporté l'espoir et le bonheur de vivre. Parce que la vie n'est pas toujours facile et qu'il faut apprendre chaque jour à en savourer chaque instant.  Et tout simplement parce que notre vie continue et qu'on ne sait jamais quand elle se terminera.

samedi 4 février 2012

Steve Hill ... entre le blues et le rock, mon coeur balance.

J'ai pris du temps pour écrire quelque chose sur Steve Hill. Peut-être par peur de manquer d'objectivité.  Mais bon ... ce blog a surtout pour but de partager mes coups de coeur et découvertes musicales. D'abord, je vous dirai d'emblée que je suis une très grande fan de ce guitariste et ce, depuis son tout premier album éponyme en 1997.  À cette époque, j'écoutais entre autres les Stevie Ray Vaughan, B.B. King, Jeff Healey et Gary Moore. Mais lorsque j'ai entendu l'album de Steve Hill la première fois, mon coeur de fan blues rock a fait plus d'un tour minute. Et bien que nous ayons ici au Québec un nombre impressionnant de bluesmen et musiciens très enviables à tout ce qui se trouve partout à travers le monde, j'ai été dès cet instant subjuguée par cet artiste que je considère comme étant le meilleur guitariste blues rock québécois. Steve a un impressionnant parcours artistique. Il a commencé sa carrière dès l'âge de 16 ans et sorti son premier album éponyme en 1997. 

Il a depuis collaboré avec un impressionnant nombre d'artistes (Ray Charles, B.B. King, Jimmie Vaughan, Buddy Guy, Johnny Lang, Zachary Richard, Nanette Workman, Michel Pagliaro, Eric Lapointe, ZZ Top, Jeff Beck, et tant d'autres).  Puis, parmi ces collaborations, participations et réalisations d'albums, en plus des tournées, se succèdent les albums (Call it what you will - 1999, Domino - 2002, Devil at my heels - 2007, formant le groupe The Majestiks, il sort The damage done - 2009, puis Whiplash love - 2011).  Mais en quoi consiste donc la créativité de Hill? Cette capacité de sortir des albums variés surfant sur les vagues du rock et du blues, explorer des styles et des sons en-dehors de son jeu habituel en ajoutant une touche d'électro par exemple (Domino), fonçant cul par-dessus tête vers le rock métal sans faire aucun compromis (Devil at my heels), peu importe ce que les critiques diront.  Dans le seul et unique but de retrouver le son et la touche musicale qu'il recherche. Steve est un perfectionniste dans son art. Et son talent de guitariste est indéniablement unique. Sans omettre bien entendu la puissance de sa voix qui depuis les 3 derniers albums s'est transformée de façon remarquable.  Un voix chaude et sauvage à la fois. Une confiance absolue.

Steve and The Majestiks
Les fans de Steve Hill le suivent peu importe. Les musiciens qui l'entourent et les artistes avec qui il collabore l'admirent autant pour la personne qu'il est que pour son talent. Son charisme est omniprésent et sincère. Aller voir un show de Steve Hill vous transporte dès le premier riff de guitare jusqu'à la troisième chanson en rappel.  On sort de la salle gonflés à bloc, prêts à recommencer toute la nuit.  Il sait transporter son public et communique avec lui son envie de triper.  Il a déjà dit pendant un spectacle que son plus grand plaisir est de voir les gens danser et chanter avec lui pendant un show.  L'échange avec son public est son carburant de la soirée.  Et l'énergie qui se dégage de ce carburant, on s'en nourrit allègrement.


Mon appréciation:  4 étoiles

samedi 28 janvier 2012

Charlie Winston ... bien plus qu'un beau garçon!

Hier soir au Théâtre Corona, c'était électrifiant. Eh oui, l'énergie était bien installée bien avant l'arrivée de Current Swell, groupe originaire de la Colombie Britanique, venu chauffer la salle en première partie de Charlie Winston. Il y avait une énergie dans l'air. Une excitation palpable et inexplicable.  L'effet Charlie.  Et je vous jure qu'il n'y avait pas que des femelles ou des gars accompagnant leur blonde complètement pâmée pour la beauté de l'artiste dans cette salle. Bon ... okay ... j'avoue qu'ils y en avaient quelques uns tout de même! Mais il y avait aussi des fans masculins venus apprécier l'artiste dans sa simple expression, pour son talent d'auteur-compositeur-interprète tout simplement. Je me suis posée la question durant la soirée pourquoi aime-t-on tant Charlie Winston. On aime Charlie pour bien plus que son look, son regard pétillant ou ses petites fossettes quand il sourit, bien plus que pour son charme et son charisme hypnotisant. On aime Charlie pour la profondeur de ses textes, pour son talent de compositeur, de musicien et d'arrangeur, pour sa créativité et sa folie.  

Solidement entouré de talentueux musiciens remplis d'autant d'énergie, on découvre avec grand bonheur son plaisir d'être sur scène, sa proximité avec le public, avec ses fans.  De sa voix particulièrement chaude et sa capacité vocale à trouver des tonalités délirantes, il a enchaîné toutes les pièces l'une après l'autre de son plus récent album Running Still, entrecoupées de quelques chansons de son premier album Hobo (Kick the bucket, My life as a duck, Boxes, In your hands, Generation Spent et Like a hobo). D'une générosité pure et authentique, il a même invité la percussionniste Mélissa Lavergne de Belle et Bum à se joindre à eux sur scène. En somme ... un pur instant de bonheur. Je ne sais pas ce qu'ils ont ces Englishmen, mais ils ont certainement le don de nous envouter de par leur simplicité et humilité contagieuse. Je pense ici à d'autres artistes comme David Bowie, Peter Gabriel, David Byrne, ou encore Tony Levine. Raconteurs passionnés "Tomwaitiens", créateurs d'univers uniques et communicateurs nés. Cette capacité de nous faire entrer dans leur univers musical est bien typique aux anglais à mon avis.  Beaucoup de mes connaissances ont d'avantage apprécié Hobo à Running Still.  Je crois qu'il est tout à fait normal d'avoir cette impression suivant la sortie explosive d'un premier succès.  Il est toujours difficile de faire abstraction du premier album qui met l'artiste sur la sellette parce qu'on s'attend à ce que les suivants soient toujours meilleurs. Hobo a surpris tout le monde et a enchainé hits par-dessus hits.  Particulièrement en France.  Mais n'en demeure que la qualité et la recherche musicale du deuxième album demeurent toujours aussi présentes.  Et c'est en voyant Charlie en spectacle qu'on en prend pleine conscience.  Un incontournable dans vos prochains spectacles.  Charlie Winston vous comblera de bonheur.  En terminant, petite vidéo de l'artiste et de ses musiciens, histoire de vous partager sa folie naturelle contagieuse:
 

Appréciation:  4 étoiles

dimanche 22 janvier 2012

Godsmack in the face

J'ai récemment joint un forum de discussions sur la musique afin d'assouvir mon désir de découvertes musicales et je me rends compte que pour rejoindre le plus de passionnés possibles et les intéresser à mon blog, il me faut écrire quelques articles en anglais.  Je considère toujours mon blog comme authentiquement francophone et je compte continuer à écrire la majorité de mes articles en français, soyez sans crainte.  Mais ne vous surprenez pas de tomber sur certains de mes articles en anglais dans un proche avenir.  Histoire de diversifier mes connaissances.

Now I'd like to talk about a group that I discovered too much recently over the last summer at the Woodstock en Beauce festival.  I must say that I was not expecting such a level of musical talent and energy on scene that special night. I was really blessed.  Between the great Grimskunk, Radio Radio, Cowboys Fringants, Steve Hill and even the good old rock'n'roll lady Pat Benatar, Godsmack had hitten me right in the heart that night.  So, the following week, I was rushing to the closest musical store and bought all albums from Godsmack they had in store.  I was surprised to discover how long they have been on the road: first album released in 1998 (eponyme), then eventually succeeded 6 albums (Awake, Faceless, The other side, Godsmack IV, Good times, bad times: 10 years of Godsmack, and the most recent one 2010 The Oracle), not counting all their live dvd concerts. Needless to say that they have been pretty much prolific as of today. I bet the next album should follow within the next year.  Godsmack have certainly not reinvented the hardrock / metal music.  They are just honnestly speaking with their guts and inside.  They don't play the rock'n'roll superstar heroes, they just play on stage and deliver the goods.  And that's what I like and expect from a hardrock group.

 


After listening one album after another, we may pretty well feel the evolution of their musical chemistry.  The level of talent has always been there, no doubt about it.  But I figure that over 10 years playing together, a group can eventually discover their real synergy and level of intensity.  Just watching them on a stage make you realised how tight the four of them can play together and it is a real treat to be able to feel this as much as on a stage as in a recording studio album.  I just hope that they will keep the same rythmn of evolution in their future albums.  Sometimes groups who play that style of hard rock / metal songs get breathless a little and become a group of many, loosing their synergy and finally recording albums less and less interesting.  Long live to Sully Erna, Robbie Merrill, Tony Rombola and Shannon Larkin of Godsmack.  You guys make me feel like I'm 20 again.  And you guys certainly don't suck at all!

Appreciation:  3 1/2 étoiles



dimanche 15 janvier 2012

Radio killed the radio fans.

Pendant longtemps la radio avait une raison d'exister bien différente de celle d'aujourd'hui. Elle a toujours eu pour objectif le divertissement et fut un véhicule important d'information et de découvertes artistiques.  Je l'ai déjà dit dans un article précédent, c'est un peu grâce à elle si j'ai découvert ma passion pour la musique.  Je me rappelle qu'on avait le plaisir et le loisir de changer de poste de radio lorsqu'une chanson nous plaisait moins.  Désormais, on a beau changer de chaîne, toutes les chaînes se ressemblent.  Des programmes humoristiques pipi-caca animés par des humoristes pas toujours drôles, ce n'est pas ce qui manque.  Tout autant que des émissions d'information animées par des animateurs ti-culs de région qui se la pètent à plein et dont le seul but est de provoquer, quitte à se faire poursuivre en justice.  Tout ça pour les côtes d'écoutes?  C'est tellement divertissant tout ça! Au moins, on ne pourra pas nier que les André Arthur et Gilles Proulx de ce monde ont tout de même parfois apporter des débats et des discussions importantes dans notre société québécoise - qu'on ait été d'accord ou non avec leurs discours.   On ne prend plus la peine de préparer un contenu intéressant et enrichissant et on décide plutôt de faire passer des playlists en boucle - parce que ça coûte moins cher, parce que la musique est devenue secondaire, et parce qu'on choisi probablement des gens pour analyser le contenu qui n'ont ni intérêt ni compétence en la matière.  Où sont passés les animateurs qui préparaient leur propre contenu appuyés de recherchistes intéressés et créatifs? Où est passée la créativité et l'envie de dépassement dans tout cela?  Peut-être je ne connais pas suffisamment le monde de la radiodiffusion pour pouvoir juger convenablement, mais comment l'auditrice de toujours que j'ai été peut en arriver à ne plus jamais écouter la radio sauf les infos en semaine à Radio-Canada avec Homier-Roy? Je me questionne également sur le rôle de la radio d'aujourd'hui dans la promotion d'artistes de la relève.  Pourquoi sommes-nous condamnés à ne suivre qu'une seule émission hebdomadaire sur CIBL pour découvrir nos artistes de la relève? Pourquoi on ne retrouve que certains d'entre eux à la radio seulement parce que leur vidéoclip a été en première position à Musique Plus pendant 3-4 semaines consécutives? Et pourquoi ces artistes de la relève passent-ils souvent dans l'oubli par la suite? Je pense à mes amis de Mad'MoiZèle Giraf par exemple qui ont tout de même terminé en 2e position aux Francouvertes de 2009 suivant de très près le groupe Ariel.  Leur succès radiophonique et télévisuel grâce à leur chanson Sub su'a job (http://www.youtube.com/watch?v=fzQI43hbhD0&noredirect=1) fut de courte durée (l'espace d'un été) et depuis, plus personne ne s'intéresse à ce qu'ils font. Même Ariel qui avait remporté la première place est quasiment passé dans l'oubli. Pourquoi aussi passe-t-on encore à la radio les vieilles chansons d'artistes plus connus comme Daniel Bélanger par exemple alors qu'on ne se donne pas la peine de nous faire découvrir leur plus récent album?  Tout simplement parce que "pas suffisamment radiodiffusable" me répondra-t-on?  Mais qu'est-ce que "radiodiffusable" au juste?  Je ne peux croire qu'avec tout ce talent musical que nous avons ici au Québec il y si peu de contenu qui soit radiodiffusable. Comme si seules les nouvelles stars académiciennes étaient fondement à notre culture musical d'aujourd'hui.  Comme si plus rien d'autre ne mérite d'être découvert et apprécié. 
Je ne peux expliquer cette transformation du média radiophonique que par l'argent et la société de consommation dans laquelle nous sommes.  Cette consommation extrême et rapide a rendu la société paresseuse et désintéressée de connaissances et de savoir.  Il est plus facile d'écouter les Grandes Gueules à Radio NRJ dans la voiture en rentrant du boulot que d'aller acheter et écouter le dernier album de Marc Déry ou de Richard Desjardins.  On se contente d'écouter On va s'aimer encore de Vincent Vallières qui passe 36 fois par jour sur Rouge / Radio Cité Rock Matante parce que c'est LA chanson de l'heure.  Remarquez que je n'ai rien contre Vincent Vallières. Bien au contraire, j'ai acheté son album, mais je découvre aussi les autres chansons sur cet album.  Selon moi, la seule façon en ce moment de préserver notre culture musicale, c'est d'encourager ces artistes en découvrant l'ensemble de leur oeuvre, en continuant à acheter leur albums ou chansons et en allant les voir en spectacle.  Le plaisir en est doublement intensifié et on évite ainsi de tomber dans une léthargie culturelle. Le jour où les dirigeants de stations radiophoniques changeront leur façon de divertir leurs auditeurs, je songerai probablement à revenir au média de la radiophonie.  En attendant, je me divertirai et j'alimenterai ma passion pour la musique autrement.  Parce que depuis longtemps, la radio ne me permet plus de prendre mon pied culturellement.


dimanche 8 janvier 2012

Une fin sans équivoque.

Je commencerai l'année 2012 en exprimant ma grande déception concernant le dernier album de Dream Theater sorti au cours de la dernière portion de 2011.  A dramatic turn of events porte bien son titre et décrit fort bien la tournure qu'a pris le groupe après le départ d'un de leur membres, le batteur Mike Portnoy.  Ce dernier a apporté pendant plus de 20 ans au sein du groupe une touche métal vraiment importante.  Son style était unique et rehaussait le métal progressif de très haut calibre que bien des groupes du genre n'ont jamais atteint.  Je ne remet pas en question ici le talent du nouveau batteur, Mike Mangini.  Il est certes un grand musicien de studio et a collaboré avec tant d'artistes talentueux (Steve Vai, Extreme, Annihilator, Mullmuzzler, etc.).  Mais je crois sincèrement qu'il se fait trop discret sur ce 11e album.  C'était d'ailleurs une grande force chez Portnoy de jouer à en casser la baraque.  Comme si à tout moment on pouvait s'attendre à une explosion de percussions venant de nulle part, puis au tournant, une certaine subtilité quasi jazz venant renforcer le côté progressif de la chanson.  Je pense entre autres à la 8e et dernière pièce de l'avant-dernier album du groupe, Systematic Chaos, intitulée In the presence of the ennemy - Part II.  Cette chanson étant selon moi la signature testamentaire d'un grand groupe métal progressif.  Bien que le succès du groupe subsiste toujours depuis, les autres membres de Dream Theater (James LaBrie, John Petrucci, John Myung, Jordan Rudess) n'ont pas baissé leur niveau de jeu, mais on sent que la sinergie n'est plus la même. J'espère de retrouver à nouveau ce plaisir d'écoute. Malgré ma déception, je demeure fan et suis prête à donner une seconde chance aux éventuels albums du groupe.  Mais sincèrement, ce dernier album m'ennuie terriblement. 

Mon appréciation:  2 étoiles
 

mardi 31 mai 2011

Ringer la grande survivante.

Je ne pouvais passer sous silence le p'tit dernier de la belle et très grande Catherine Ringer.  Un album qui dès la première piste (Vivre l'amour) nous plonge dans l'univers rafraîchissant et énergisant de la dame.  D'emblée, cet album est entièrement écrit, composé et réalisé par Catherine.  Une Catherine en pleine possession de ses moyens, inspirée à souhait. Le style des chansons est varié et nous emmène dans divers univers tous aussi différents les uns des autres. Une pop parfois bluesée, parfois jazzée, une touche rock juste assez dosée sur certaines chansons (nous rappelant son immense respect pour Bowie), quelques touches électro vraiment très agréables, bref musicalement brillant et impeccable. Sa voix toujours aussi envoutante et sensuelle, puissante juste là où il le faut. Catherine est de retour grandie, forte.  Laissant derrière elle (sans toutefois renier) ses années avec les Rita Mitsouko et avec l'homme de sa vie, le très regretté Fred Chichin.  Sa mémoire est toujours vivante dans l'oeuvre de Catherine.  Une touche de simplicité, de maturité et de générosité.  Les pièces sont livrées avec douceur et tendresse.  Sans jamais tomber dans la tristesse ou la mélancolie.  Même si l'artiste nous offre dans Mahler un cri d'amour à son chéri disparu (un texte composé et livré sur la 5e symphonie de Mahler).  On est certes touchés, mais connaissant la non-pudeur de Catherine, on accepte cette chanson comme un partage de ses sentiments à tous ses fans.  Catherine est peut-être encore en deuil mais elle est est surtout grandie par les événements de sa vie.  Et elle nous le démontre brillamment à travers cet opus.  Ne la manquer surtout pas aux Francos de Montréal cette année.  Je parie que vous passerez un moment unique.  Moi, je ne manquerai certainement pas cette occasion.


Mon appréciation:  4 étoiles

dimanche 15 mai 2011

Rien de perdu dans cette lumière retrouvée.

Y'a de ces albums qu'on achète et dont on ne peut s'arrêter d'écouter. Wasting Light fait pour moi partie de cette catégorie d'albums.  Les membres de Foo Fighters n'ont jamais été en aussi bonne symbiose depuis longtemps.  Foo Fighters est là pour rester longtemps.  Grâce au génie et au remarquable talent de leader de Dave Grohl.  Un retour aux sources?  Surement et heureusement. Des riffs de guitare et des mélodies qui nous restent en tête pendant des jours. Un Taylor Hawkins au sommet de son talent de batteur. Un Dave Grohl en voix comme il ne l'a jamais été auparavant.  Une qualité de rock commercial comme on en voit plus trop souvent de nos jours  Le tout brillamment réalisé par l'ingénieur de son James Brown.  Longtemps je me suis demandé si les enfants (et dans ce cas-ci les pères) du mouvement grunge étaient pour survivre.  Parce qu'à mon avis, le grunge est arrivé à un moment où l'on avait besoin d'un retour au rock, sortant d'une vague de musique new wave, d'électro et de danse  du début des années 90'.  On en a désormais la preuve avec entre autres des groupes comme Audioslave et Foo Fighters.  À noter sur cet album les chansons Bridge Burning (première pièce), These Days, I should have known et la dernière de l'album Walk qui termine en beauté l'esprit même du projet.  Wasting Light reste pour moi un "must" dans une discographie.  Le genre d'album que tu ressors après quelques années en réalisant qu'il n'a donc pas vieillit.  Courez vite vous le procurer!

http://www.youtube.com/watch?v=kbpqZT_56Ns

Mon appréciation:  4 étoiles


dimanche 10 avril 2011

Maître de sa galaxie!


J'ai envie d'emprunter cette expression de Claude Rajotte, célèbre critique musical et un des pionniers VJ chez Musique + pour résumer ce nouvel opus de Galaxie:  "Ça sonne comme une tonne de briques!"  Oh yeah!  Et pas à peu près à part de ça!  La grande force de Langevin et de sa gang, c'est la confiance.  Elle se ressent de la première pièce à la dernière sur cet album.  L'envie de "tripper fort", de "sauter un coche" et de temps en temps lâcher une jolie mélodie histoire de prendre son souffle et d'émouvoir.  Jouer avec ses tripes, pas pour les autres, et juste pour le fun.  Ça prend une bonne dose d'humilité pour ne pas tomber dans le piège de la célébrité.  Faut savoir bien s'entourer aussi.  Et avec des gars comme Pierre Girard et Fred Fortin comme collaborateurs, y'a pas de saint-grand danger d'avoir la grosse tête.  Olivier Langevin, c'est un grand créateur, un guitariste aux multiples talents ici au Québec.  Désolée Monsieur "O", mais je suis une fan finie.  Et navrée de vous apprendre que je ne suis pas la seule.  Vous êtes foutu et nous, nous sommes comblés!

Mon appréciation:  5 étoiles